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PME
& Politique
Les
points forts de la politique en faveur des PME sont choisis
judicieusement. Cependant, c'est la mise en oeuvre efficace des
mesures qui est déterminante et non l'annonce relative à
la prise de mesures. Ainsi, il convient de favoriser une politique
économique qui encourage une croissance durable. Pour cela,
les conditions-cadre doivent impérativement laisser le plus de
liberté possible aux entrepreneurs.
PME
: le thème préféré des discours des
partis politiques La
majorité des partis politiques sont conscients de l'importance
des PME pour l'économie suisse. Ce n'est qu'à la fin de
la nouvelle période législative que l'on sait dans
quelle mesure le soutien aux PME ne sert que la rhétorique des
campagnes électorales. L'évolution de ces quatre
dernières années n'a pas bénéficié
aux PME.
Les
partis bourgeois considèrent que des améliorations
seraient bienvenues dans les domaines les plus divers. D'une manière
générale, soutenir les PME fait partie intégrante
d'une politique économique exhaustive qui vise à
surmonter la crise économique. Alors que le PS continue de
miser sur un renforcement des réglementations et les
programmes d'impulsion pour relancer l'économie, les partis
bourgeois souhaitent améliorer le contexte fiscal et d'autres
conditions-cadre pour les PME. Les plans relatifs à la mise en
oeuvre concrète diffèrent d'un parti à l'autre.
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UDC : le parti présente des mesures concrètes sur sa
plateforme électorale 2003-2007. Sa politique en faveur des
PME s'intéresse essentiellement à l'artisanat et à
la branche du tourisme. Outre la réduction générale
des impôts et une baisse des charges sociales sur les salaires,
l'UDC exige surtout le relèvement de 100 % de la limite fixée
en termes de chiffre d'affaires déterminant l'assujettissement
à la TVA, le référendum obligatoire pour les
décisions relatives à des impôts et des
versements obligatoires cantonaux, la dispense des sociétés
de moins de 25 collaborateurs de fournir des informations
statistiques, la suppression du droit de recours, le maintien du taux
de TVA spécial pour l'hôtellerie, l'introduction d'un
permis de courte durée impliquant un minimum de formalités
pour les travailleurs étrangers dans certaines branches.
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Le PRD s'est fixé pour ligne directrice générale
la simplification des démarches pour la création
d'entreprise, un transfert des technologies effectif vers les PME et
une amélioration des conditions-cadre pour les entreprises
existantes. Les mesures concrètes qu'il exige sont la mise en
oeuvre rapide de la loi sur les cartels, le renoncement à
toute complication des déclarations de salaire, l'ouverture de
bureaux "one-stop" pour la création de PME, la
suppression de la double imposition des bénéfices,
l'allègement des impôts sur les successions en ce qui
concerne les entreprises.
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Le PDC souhaite renouveler les bases de l'économie sociale de
marché et mise principalement sur les PME pour sortir du creux
conjoncturel, mais aussi sur la recherche et la formation, la
suppression d'obstacles administratifs et l'amélioration des
perspectives des régions rurales. Il propose de renforcer les
PME au moyen des mesures ci-après: division par deux des
charges administratives, introduction forcée de la
cyberadministration, amélioration des conditions de mise en
oeuvre de la législation sur les assurances sociales, levée
de l'obligation de se soumettre à une révision des
comptes pour les petites entreprises, assouplissement des déductions
pour les travailleurs indépendants en ce qui concerne le 3e
pilier.
L'économie
a-t-elle besoin d'une politique en faveur des PME ?
Le
secteur des services, celui de l'industrie et les différentes
branches de l'économie ont des intérêts très
différents. II n'existe pas de petite ou moyenne
entreprise-type. Plusieurs genres de PME avec leurs besoins et
problèmes spécifiques ont façonné notre
économie. Ainsi, un restaurant ne s'intéresse pas à
la loi sur l'importation et l'exportation de produits agricoles
transformés alors que ce texte est d'une importance capitale
pour une société exportatrice active dans le domaine de
l'agroalimentaire. De même, une PME prospère active dans
les produits high-tech se préoccupe moins des conditions de
crédit de sa banque qu'une petite entreprise de construction.
La
diversité des besoins et des profils explique que les
politiciens se font volontiers l'écho des préoccupations
des PME, mais qu'ils augmentent continuellement leurs charges. Les
charges administratives, la hausse des cotisations, l'introduction de
taxes environnementales, etc. pèsent sur les PME. Cette
évolution se poursuit alors que les systèmes fiscaux,
sociaux et environnementaux sont d'ores et déjà
complexes.
PME & Politique, 07.07.2003
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